mercredi 16 avril 2008

Crash meurtrier d’un avion en RDC: 33 morts et une centaine de blessés à Goma


Plusieurs dizaines de personnes ont succombé, mardi, dans l’accident d’un avion de ligne d’une compagnie privée de République démocratique du Congo (RDC). L’avion, un DC9 de la compagnie privée Hewa Bora, qui se rendait à Kinshasa, s’est écrasé mardi 15 avril vers 14H30 locales (12H30 GMT), peu après son décollage de Goma (est), à la limite entre le bout de la piste et le quartier populaire de Birere.
Après avoir effectué quelque 100 mètres, rasant tout sur son passage, le DC9 de la compagnie privée Hewa Bora s’est écrasé sur un pâté d’habitations situé au bout de la piste. Aucun bilan officiel n’a encore été donné pour l’instant mais, selon les premières informations, il y a six survivants dont le pilote, un membre d’équipage et deux petits enfants. Un colporteur que l’avion a écrasé dans sa chute a quand même pu en réchapper. « Il y avait une centaine de personnes à bord. Il y a six survivants, parmi lesquels le pilote et le co-pilote », indique un agent de la tour de contrôle de l’aéroport de Kinshasa, qui centralise toutes les données envoyées par Goma.
Pour sa part, Thomas Oleko, un des responsables de la Régie des voies aériennes à l’aéroport de Goma a déclaré : « C’est un avion de ligne. Il y avait beaucoup de monde à bord. On fait tout pour accéder à l’avion, mais il est en feu. Le carburant est en train de brûler et on a peur d’une explosion ». D’autres sources n’excluent pas qu’il y ait plus d’une centaine de morts. « L’avion avait à son bord une centaine de passagers et il est tombé dans un quartier populaire en pleine journée, et le bilan dépasserait logiquement plusieurs dizaines de victimes », déclare un responsable de l’administration de la ville de Goma. Des témoins ont vu « de nombreux passagers qui étaient restés piégés dans l’appareil en flamme après qu’il se soit écrasé ».
Un accident spectaculaire et meurtrier
Un rescapé témoigne des circonstances de l’accident. « J’étais sur le chemin de retour vers Kinshasa parce que ma mission était finie. Quand l’avion a fait le taxi pour son décollage, il y a eu crevaison. Nous l’avons entendu de l’intérieur. L’avion avait déjà atteint la vitesse de décollage. Après la crevaison, il a commencé à freiner. Tellement que la vitesse était déjà très grande, on s’est retrouvé là où vous voyez, contre l’obstacle. Quand l’avion a touché, je ne sais pas ce qu’il a touché, j’ai replié en arrière, et j’ai trouvé une ouverture. C’est là où je me suis lâché. C’était juste dans une maison que l’avion avait déjà écrasée. A partir de là, l’avion est passé. Moi je suis resté. »
Des équipes de sapeurs-pompiers de la Mission de l’ONU en RDC (Monuc) ont été dépêchées sur place. Tout au long de la journée on pouvait apercevoir un important panache de fumée noire et de flammes s’élever des lieux de l’accident, dont l’accès était très difficile.

VIVRES DE SOUDURE POUR LE MONDE RURAL: Les paysans évaluent les besoins à 83 milliards Cfa


A Thiès, le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) revient sur l’assistance promise au monde rural par l’Etat. Le Cncr redit sa conviction par rapport à l’insuffisance de l’enveloppe de 10 milliards dégagée par l’Etat et demande 83 milliards de F Cfa pour couvrir les besoins des paysans.
"Si l’Etat pense effectivement qu’avec 10 milliards de francs Cfa, on peut soulager le monde paysan, il se trompe lourdement", signale le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux. Dans le contexte actuel de période de soudure très aiguë, l’organisation paysanne estime que seule une enveloppe de 83 milliards de F Cfa pourrait sortir les ruraux de la situation dans laquelle ils se débattent. « En 2003, l’Etat avait octroyé 10 milliards pour les hommes et pour le cheptel, 5 milliards. Cette année, pour les hommes et le cheptel, c’est 10 milliards. Voilà pourquoi le Cncr a estimé que ce geste est largement insuffisant et qu’il faudrait véritablement, selon nos estimations, 60 milliards de F Cfa pour pouvoir prendre en charge les hommes pendant cinq à six mois. Il faut environ 23 milliards pour prendre le bétail en charge », évalue Baba Ngom, Secrétaire général du Cncr.
Pour le patron des ruraux, il s’agit non seulement d’assister les paysans avec des vivres de soudure ou des aliments de bétail, mais aussi de définir avec l’ensemble des acteurs qui gravitent autour de l’agriculture en général une politique agricole fiable et viable. « Il faudrait aussi que l’Etat s’asseye avec les acteurs pertinents, pour qu’on définisse une politique agricole pour notre pays qui mette en exergue la maîtrise de l’eau, la maîtrise des terres, du foncier et aussi la maîtrise technique pour une bonne production », précise Baba Ngom.
Le Secrétaire général du Cncr pense qu’au-delà de toutes ces mesures, l’Etat doit reprendre le dialogue avec les paysans. Car, depuis 2000, se désole-t-il, le gouvernement a complètement rompu les amarres avec le Cncr et depuis lors, le résultat est là, constate Baba Ngom.
Face au renchérissement des prix des denrées ainsi qu’à la mauvaise campagne agricole, les risques de famine dans le monde rural ont poussé le gouvernement à allouer une enveloppe de 10 milliards à l’assistance aux paysans. Une enveloppe que d’autres que le Cncr ont déjà jugé insuffisante, sans compter les risques de détournement qui peuvent survenir avant qu’elle n’arrive à ses véritables destinataires. Le Président Wade a, à ce sujet, instruit le Premier ministre à veiller à la transparence dans la distribution des vivres allouées par l’Etat au monde rural.

APRES LE REPORT DE LEUR MARCHE: La déclaration de guerre des jeunes de l’opposition


Les jeunes du Front « Siggil » Sénégal sont déterminés à marcher et à faire face au régime libéral. Ils ont, lors de leur conférence de presse d’hier, mardi 15 avril au siège du Parti socialiste (Ps), rappelé l’objet de leur manifestation tout en dénonçant les velléités de l’Etat « d’installer un régime policier manifeste par des infiltrations, des intimidations qui se traduisent par la traque et l’arrestation de citoyens ». Ils ont, par ailleurs mis en garde les autorités policières sur les conséquences que pourraient susciter le sabotage de leur marche.

Les jeunes de l’opposition vont marcher pour le renchérissement du coût de la vie, la situation catastrophique du monde rural, le report des élections locales et la confiscation des libertés individuelles et collectives. Malgré les deux reports de leur marche consécutifs aux décès du vice-président de l’Assemblée nationale, Abdou Latif Gueye et du khalife général de la famille Omarienne, Thierno Abibou Daha Tall, ils n’en démordent pas. La date du 27 avril qui devrait coïncider avec le démarrage des élections locales finalement reportées, a été avancée, mais finalement retirée. Les jeunes du Front « Siggil » Sénégal ont ainsi préféré maintenir le suspense en attendant de se concerter et de fixer d’un commun accord une date.
Ils sont déterminés à aller jusqu’au bout de leur logique en croisant le fer avec le régime libéral en place. « Nous tenons à préciser que ceci n’est qu’un report et que nous restons résolus et déterminés à remettre la marche et autant de fois que de besoin, tant que Wade et son gouvernement n’auront pas apporté une solution viable et définitive aux problèmes d’ordre existentiel des Sénégalais », a déclaré le chef de file des jeunesses de l’opposition, Barthélemy Dias.
Faisant allusion aux deux décès enregistrés en l’espace de moins de quinze jours, il a indiqué que « ces moments douloureux que traverse le pays sont, par ailleurs, marqués par des actes arbitraires posés par les autorités qui, visiblement tentent d’installer un régime policier manifeste par des infiltrations et autres intimidations. Ce qui explique la traque et l’arrestation de citoyens qui ne demandent qu’à exercer leurs droits fondamentaux ».
Le patron des jeunesses socialistes a tenu à faire savoir que « cela n’est qu’une diversion face à notre engagement et notre détermination à lutter pour l’apaisement des souffrances des Sénégalais qui sont aujourd’hui confrontés au renchérissement insoutenable du coût de la vie ».
Les jeunes de l’opposition ont, ainsi, appelé « les Sénégalais à rester mobilisés afin de sauvegarder leur dignité et faire face avec nous face à ce régime affairiste qui s’est résolument installé dans une logique de confrontation ». Barthélemy Dias de marteler : « ce n’est pas le moment de faire machine arrière, c’est plutôt le lieu de mettre en bandoulière nos valeurs de courage et d’abnégation afin que cessent les violations récurrentes de la loi et de la constitution par ce régime qui a choisi de bâillonner un peuple qui a faim ».
C’est dans une salle pleine à craquer que les jeunes de l’opposition ont tenu leur conférence de presse. Galvanisés par les applaudissements aux moindres déclarations tonitruantes, les leaders des jeunes des partis membres du Front « Siggil » Sénégal n’y sont pas allés du dos de la cuillère. Ils se sont attaqués à la Division des investigations criminelles (Dic) et au commissaire Mbengue.
Le courroux des jeunes c’est l’audition d’un des leurs en l’occurrence, Malick Seck du Parti socialiste (Ps) et Malick Dial dit « Beau » par les limiers de la Dic deux jours de suite. Barthélemy Dias a révélé que les policiers ont perquisitionné le domicile de Malick Seck à la recherche d’une arme. Le leader des jeunesses de l’opposition a, également, dénoncé « l’excès de zèle du commissaire Mbengue de la Dic » et a affirmé que « si son camarade de Parti, Malick Seck n’est pas libéré d’ici la fin de la journée, il va aller à Dic pour se constituer prisonnier ».
Il a, en outre tenu à prévenir les autorités policières en leur disant que « leur marche est infiltrée ou sabotée, il y aura de la violence dans les rues de Dakar. Ils peuvent pas accepter de travailler depuis des semaines, voire des mois dans l’organisation de leur marche et qu’elle soit sabotée le jour-j. »

PROFIL DE RAMA YADE: rebelle ou stratège ?


Le Monde - Gaffeuse ou frondeuse ? Ambitieuse ou impétueuse ? Rama Yade, 31 ans, secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’homme, benjamine du gouvernement et chouchoute du Président, flirte avec la ligne jaune du diplomatiquement correct. Risque-t-elle la sortie de route ? Dernier accrochage en date, une interview au « Monde » *, où elle affirme que Nicolas Sarkozy n’assistera à la cérémonie des J.O. de Pékin qu’à trois « conditions ».
Rama Yade dément avoir employé ce terme lourd de sens. Trop tard, la déclaration colle à son image. « Tout le monde pense que je vais prendre une position extrême dès qu’il y a un problème quelque part », dit-elle, agacée que personne ne s’intéresse à son travail quotidien en faveur des droits de l’homme.
A travers ses déclarations, préparerait-elle le terrain, en sondant l’opinion pour le Président ? Quelques jours après l’interview de sa secrétaire d’Etat, Nicolas Sarkozy affirme qu’il déterminera « les conditions » de sa participation à la cérémonie d’ouverture. Alors, fausse gaffe ? Rama Yade reconnaît être la seule du gouvernement à s’« être fait convoquer deux fois en quelques mois ». La première, en septembre, par Matignon après sa visite à des squatters expulsés d’Aubervilliers. La deuxième par l’Elysée en décembre. La veille de la visite du président Kadhafi, elle avait déclaré : « [Il] doit comprendre que notre pays n’est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits. » Une prise de parole risquée, mais finalement payante. « Sa cote de popularité a grimpé juste après, observe Fayçal Douhane, membre du conseil national du PS et des clubs Averroes et XXIe siècle (comme elle). Elle dit ce que la majorité des Français pensent. » De son côté, Robert Ménard, de Reporters sans frontières, apprécie « ses impairs et ses cafouillages qui la rendent sympathique ». En pleine crise Kadhafi, Axel Poniatowski, président de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée, affirme : « J’adhère à la quasi-totalité de ce qu’a dit Rama Yade. » Et Ségolène Royal qualifie ses déclarations de « courageuses et fermes ». Soutenue par la droite, bien vue par les ONG, Rama Yade semble plutôt en bonne posture...
Alors, ces écarts de conduite ne seraient-ils pas en réalité des dérapages ultracontrôlés ? « Après Aubervilliers, certains ont dit “c’est normal, elle est jeune”, mais tout ce que je dis ou fais est pesé, contrôlé, analysé, je suis entourée de diplomates », répond l’intéressée. « En tant que secrétaire d’Etat, son poids est minime, analyse Mariette Sineau, politologue au Centre de recherches politiques de Sciences-Po. Elle est sous contrôle, comme la plupart des membresdu gouvernement. » Sa marge de manoeuvre est réduite. « Je suis la ligne du Président, confirme Rama Yade, j’irai jusqu’où il voudra qu’on aille. » Et il la soutient pour l’instant. Car « Rama Yade représente un attribut symbolique important, ajoute Mariette Sineau. C’est une femme jeune, élevée en banlieue, diplômée de Sciences-Po, représentante des minorités visibles ». Et jouissant d’une réelle autonomie ? « Elle est facilement instrumentalisée par le gouvernement », rétorque Mariette Sineau. Ses mots de travers ? Démentis ou non, ils tombent souvent à pic. « Elle représente la petite voix qui proteste, ajoute la politologue. Elle incarne cette touche de diversité d’opinion au sein du gouvernement qui peut s’avérer politiquement utile. » Une parole qu’il peut facilement reprendre à son compte.

jeudi 10 avril 2008

Yahoo teste Google Adsense, ce qui énerve Microsoft


Très clairement, cela ressemble à un défi, ou une solution pour se sortir de la situation dans laquelle Yahoo est en mauvaise posture. Pour résister à Microsoft, dans un communiqué, le portail a annoncé hier qu'une solution serait expérimentée aux États-Unis pour une durée de deux semaines : avoir recours aux Google Adsense sur yahoo.com uniquement. De même, elle sera limitée à 3 % des requêtes de recherche effectuées.
Il ne s'agit pas de se convertir à cette solution publicitaire, mais d'expérimenter sur Search service les résultats que peuvent apporter les revenus publicitaires du moteur Google. L'administration de Yahoo! étudie donc toutes les possibilités et « les alternatives stratégiques pour maximiser la valeur de ses actions ».
Microsoft crie à la pratique anticoncurrentielle
Ce projet peut sembler contre-nature, mais profitable à l'un comme l'autre. Yahoo! conservera la majorité des recettes et Google ne profitera que d'une commission. Microsoft s'est insurgée en qualifiant cette association d'anticoncurrentielle pour le marché de la publicité en ligne où Redmond souhaite placer quelques billes.
Brad Smith, directeur juridique de Microsoft explique en effet que « tout accord définitif entre Yahoo et Google placerait ainsi 90 % du marché de la publicité dans les mains de Google ». Et de déplorer que cela rendrait le marché moins compétitif.

Yahoo-Microsoft : les scénarios d'alliance et de contre-alliance se précisent

Le feuilleton de l'offre de rachat de Yahoo par Microsoft, pour un montant de 44,6 milliards de dollars, connaît un nouveau rebondissement, avec l'entrée du groupe News Corp. dans la danse.
Selon le New York Times, Microsoft et News Corp. ont engagé des discussions pour s'allier contre Yahoo ; une telle alliance permettrait à la firme de Redmond de revoir son offre à la hausse et de mettre un peu plus la pression sur les actionnaires du portail américain. Un rapprochement de Yahoo, MSN et MySpace créerait un géant de la publicité sur internet à même de concurrencer sérieusement Google.
Des négociations parvenues à un « stade sensible »
Les discussions entre les deux parties en sont à un « stade sensible », indiquent les sources du quotidien américain, mais « nous sommes loin d'un accord définitif », précisent-elles. Dans cette affaire, News Corp. est-il tenté de jouer sur les deux tableaux ? Selon le NY Times, Rubert Murdoch avait déjà proposé à Jerry Yang, P-DG de Yahoo, de jouer les chevaliers blancs quelques jours après l'offre de Microsoft. Une affirmation démentie par le patron de News Corp. lui-même.
De son côté, Yahoo négocierait un mariage avec AOL, filiale de Time Warner, et chercherait à s'allier également avec Google, selon des indiscrétions publiées hier par le Wall Street Journal. Lors d'un test qui doit durer deux semaines, le portail américain prévoit de rétrocéder à Google la gestion d'une petite partie (sur 3 % des requêtes) des publicités contextuelles et autres liens sponsorisés de son moteur de recherche aux États-Unis. Cette expérimentation ne présage en rien d'un deal plus étendu à l'avenir, a indiqué Yahoo dans un communiqué.
Aux frontières de la réglementation antitrust
« N'importe quel accord entre Yahoo et Google concentrerait 90 % du marché de la publicité sur les moteurs de recherche entre les mains de Google », a aussitôt dénoncé Microsoft, qui juge qu'un tel rapprochement serait anticoncurrentiel.
Externaliser son système de publicité contextuelle chez Google pourrait permettre à Yahoo d'accroître ses revenus et de réduire ses coûts, font valoir certains actionnaires et dirigeants de la compagnie - même si elle ne s'y est pas résolue jusqu'à présent, tant les services de recherche et la publicité sont au coeur de son business. De l'aveu même du portail, cependant, le système publicitaire de Google génère en moyenne entre 60 % et 70 % de revenus en plus que le sien.
Un éventuel accord avec AOL, dont Google alimente déjà les pages du moteur de recherche en publicité et détient 5 % du capital, rapprocherait à n'en pas douter ce dernier de Yahoo. À eux deux, Yahoo et Google détiendraient 80 % du marché mondial de la publicité sur les moteurs de recherche, estime Comscore.
Yahoo veut vendre sa peau plus cher
Selon le Wall Street Journal, l'accord avec Time Warner prévoirait, en sus de la rétrocession d'AOL à Yahoo, un investissement en cash en échange de 20 % du capital du nouvel ensemble, qui valoriserait AOL à 10 milliards de dollars. Mais la filiale de Time Warner est en perte de vitesse, et les actionnaires de Yahoo ne se sont toujours pas laissés convaincre.
Toute la publicité faite autour de ces discussions, ainsi que la menace d'un rachat massif de ses propres actions à 35 dollars, peuvent au moins permettre à Yahoo, qui ne refuse pas d'être racheté par Microsoft mais juge son offre sous-évaluée - 29,24 dollars par action -, de pousser le numéro un du logiciel à proposer un meilleur prix.
Quelle que soit l'issue de ce combat de titans, c'est tout le paysage de l'internet publicitaire qui est en train de se redessiner.

Grandes manœuvres autour d'un hypothétique rachat de Yahoo!

Le test est limité dans le temps, mais la symbolique est forte. Yahoo! vient d'indiquer qu'il allait accueillir quinze jours durant, sur la page de son moteur de recherche, des publicités contextuelles signées Google. Cette annonce intervient dans un climat tendu pour le géant d'Internet, officiellement courtisé depuis deux mois par Microsoft.

Au début du mois de février 2008, le numéro un mondial du logiciel a en effet lancé une offre de rachat de 42 milliards de dollars, que Yahoo! a jusqu'à ce jour toujours décliné. Le groupe américain, dont les résultats financiers ont récemment déçus les analystes, n'entend pas rester inerte et souhaite proposer à ses actionnaires une solution alternative aux visées de Microsoft.
Micorosoft et News Corp. sont dans un bateau
Selon le Wall Street Journal, Yahoo! serait également parti chercher de l'aide du côté d'AOL, la branche Internet du groupe Time Warner. Une telle opération, et la trésorerie qui l'accompagnerait, permettrait à Yahoo! d'effectuer pour plusieurs milliards de dollars de rachat de ses propres actions et de proposer aux actionnaires un prix compris entre 30 à 40 dollars, à comparer aux 29 dollars résultant de l'offre (moitié en cash, moitié en actions) faite par Microsoft.
Le groupe de Bill Gates et Steve Ballmer, s'il estime publiquement que plus le temps passe moins Yahoo! est attractif, cherche quant à lui à embarquer News Corp. le groupe de Rupert Murdoch (MySpace…), dans une éventuelle opération rachat, toujours selon le Wall Street Journal (propriété depuis peu… de News Corp.).