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vendredi 10 octobre 2008

Le Monde.fr est le premier site d'information sur Internet


Pour la première fois, l'OJD, l'organisme qui mesure l'audience des journaux et des sites Internet, publie "le trafic détaillé" des principaux sites (hors e-commerce) pour le mois de septembre, indique un communiqué de l'OJD vendredi 10 octobre. Désormais, les sites, dont le trafic dépasse 15 % des visites totales du groupe sont comptabilisés à part. Cette méthode permet ainsi pour la première fois de mesurer l'audience des quotidiens seuls, sans leurs filiales.
Dans le palmarès des sites grands publics, Le Monde.fr ressort en septembre comme le premier site d'information. Avec 38,4 millions de visites, il se situe en troisième position derrière les sites de Skyrock et celui des pages jaunes. Il devance donc les sites du Figaro (18,4 millions), en sixième position, de Libération (11,3 millions), huitième, du Nouvel Observateur (9,4 millions), neuvième et le site de 20 Minutes (7,3 millions), dixième.
Un classement sensiblement différent de celui publié en juillet par Médiamétrie-NetRatings. Le site du Figaro arrivait en tête avec 4,22 millions de visiteurs uniques en juillet, devant le site du Monde, avec 3,5 millions de visiteurs uniques, c'est-à-dire le nombre total d'internautes ayant visité au moins une fois le site. Mais cette comptabilisation agglomérait l'audience du quotidien, celle de ses suppléments (Madame Figaro...) et des autres sites d'information du groupe (culturel et sportif).
Selon les résultats de l'OJD, Le Monde.fr est aussi leader des sites d'information en termes de pages vues (nombre de pages regardées sur le site), à la cinquième position, avec 104 millions de pages vues, devant Le Figaro.fr (101,3 millions), et 20minutes.fr (38,5 millions). "Le marché de l'Internet ne peut devenir complètement adulte qu'à partir du moment où il y a un périmètre exact, et vérifié, avec de vrais chiffres", insiste Patrick Bartement, directeur général de l'OJD. "Cette nouvelle forme de publication des chiffres groupe et sites permet à l'OJD Internet d'assurer la transparence et la comparabilité entre les éditeurs", ajoute le communiqué de l'OJD. Une mesure qui donne selon l'organisme "une vision plus précise et détaillée de la constitution du trafic d'un groupe et permet au marché publicitaire d'améliorer la qualité de son expertise média".
S'agissant des groupes, Le Monde se situe à la deuxième place en terme de visites (44,4 millions de visites) en septembre, derrière Skyrock (196,8 millions de visites), devant le groupe Le Figaro Nouveaux Médias (29 millions). En revanche, en terme de pages vues, le groupe Le Figaro occupe la troisième place en septembre (154,7 millions), devant le groupe Le Monde (124,4 millions de pages vues). Outre le site du quotidien, le groupe Le Monde comprend aussi les sites de Télérama, de Courrier International, le Post.fr (4,6 millions de visites en septembre, selon l'OJD), etc. Le groupe Figaro Nouveaux Médias comprend aussi les sites du Figaroscope, de Explorimmo, de Sport 24, evene, ticketac... La crise financière attire les internautes vers les sites. Le site du Monde.fr a ainsi enregistré des connexions records. "Le seuil de 1,7 million de connexions par jour a plusieurs fois été franchi depuis le début de la crise, contre une moyenne de 1,5 connexion jusqu'ici", explique Boris Razon, rédacteur en chef du Monde.fr.

jeudi 9 octobre 2008

ELECTIONS AUX USA: La guerre de Sarah Palin contre les médias dérape

Un homme politique sait qu'il ne perdra jamais de point à taper sur les médias. C’était déjà ce que faisait George Bush en 2000 et 2004 lorsqu’il disait ne pas lire les journaux parce qu’il préférait obtenir ses informations de ses proches. Dans les débats et en interview, il parlait (tiens, on se met à parler de lui au passé) des « mainstream media » (les grands médias) en ayant l'air de pincer le nez.

On a aussi entendu un concert anti-média à la Convention du parti républicain mené par Sarah Palin (qui avait oublié qu’elle a fait des études de journalisme et a été journaliste) s’en prenant, après l’ex maire de New York Rudolph Giulianin, « aux médias élitistes de la côte Est.

(Pour les anglophones, Dana Milbank a tiré une vidéo très drôle de ces fantasmes de connivence des « médias élitistes de la côte Est »).

« Les prétendus grands médias »

A force de chauffer leurs supporters à blanc sur le sujet, les républicains risquent des dérapages.
Ainsi à un meeting de Sarah Palin en Floride, raconte le Washington Post, « des journalistes ont été accueillis par des hurlements et des railleries lancés par une foule de 3000 personnes ».

Palin, dont l’interview par Katie Couric de la chaîne CBS a été un désastre notoire, a dénoncé son « expérience malheureuse d’interview avec les prétendus grands médias ».

A ce moment, d’après le Washington Post :

« Ses supporters se sont tournés vers les journalistes dans la section presse, agitant des bâtons publicitaires dans leur direction et les insultant. D’autres ont crié des obscénités à une équipe de journalistes télés. Un supporter de fan a crié un adjectif raciste à un journaliste noir… »

« Tue le ! »

On ne ferait pas pleurer grand monde avec des histoires de journalistes maltraités mais l’incident pousse à s’interroger sur les effets d’une campagne négative à outrance.

Dans un autre meeting, alors que Palin s’inquiétait à haute voix des fréquentations de Barack Obama (toujours cette histoire de café de fundraising organisé en 1995 par Bill Ayers, un ancien extremiste des Weather Underground), quelqu’un a hurlé « terroriste ! ».

Le journaliste du Washington Post a aussi entendu quelqu’un crier « tue-le ! » ; les agents du service de protection des personnalités vont chercher à en identifier l’origine.

Rue89.com

mardi 7 octobre 2008

NIGER:Liberté provisoire pour Moussa Kaka


En prison depuis le jeudi 20 septembre 2007, le correspondant de Rfi (Radio France Internationale) et de Rsf (Reporters sans frontières) au Niger, directeur de la radio Saraounia à Niamey, a été libéré vers 11h11mn ce 7 octobre 2008, après plus d'un an de détention. L'information nous a été fournie par Rfi.
La Cour d'appel de Niamey a requalifié les faits reprochés à Moussa Kaka, accusé de complicité avec la rébellion touareg, et lui a accordé la liberté provisoire. Le Directeur de la Radio Saraounia est donc relaxé provisoirement ce 7 octobre 2008. Radio France Internationale a pu nous faire entendre sa voix, en compagnie de sa famille chez lui et de quelques confrères de la Presse nigérienne.

vendredi 21 mars 2008

COMMENTAIRE DU JOUR:Vaines diatribes

Non, il n’y a pas une République des Journalistes ! Il n’y en aura jamais ! Comme nous n’aurons pas une République des Magistrats encore moins de Mollahs, ni d’ailleurs d’aucun segment, groupe, groupement, ligue ou autres associations de la société. La République, une et indivisible, est et sera celle de tous. De tous quêtant tous les jours plus d’harmonie pour une Nation en perpétuelle construction. Travaillant à produire plus de richesses pour plus de bonheur pour ses enfants, ses femmes, ses hommes et ses vieux.
Le Sénégal a jusqu’ici trouvé les moyens de négocier intelligemment son évolution sociale qui, touchons du bois, se passe sans grands accros, ni chocs déstructurants. Le Wolof et le Sérère, le Peulh et le Diola, le Mandingue, le Balante et le Bassari vivent en bonne entente. Chrétiens, musulmans, pangolistes et autres ceddo vivent leur foi en partageant l’espace en toute bonne foi et dans l’harmonie. N’avons-nous pas des cimetières mixtes où dorment côte à côte pour un repos éternel, chrétiens, musulmans et animistes ? L’étranger est roi au Sénégal. C’est connu et chanté. Si l’on excepte la question casamançaise qui est complexe certes, mais semble résulter contingentement d’une approche inappropriée des différences culturelles et sociétales de la part de l’Etat central et de ses cadres dont certains ont aidé grandement à l’exacerbation de la frustration de populations de cette partie du Sénégal, la marche du pays est globalement caractérisée par la symbiose de ses communautés, par le commerce clairvoyant de ses différents segments. Cela est un acquis que nul n’a le droit de remettre en cause. Encore moins les journalistes.
Est-ce pour rappeler un tel sacro-saint principe, que le porte-parole du Khalife général des Tidianes de Tivaouane, Abdoul Aziz Sy « Junior » a fait sa sortie du mercredi 19 mars dernier contre les journalistes coupables à ses yeux de véhiculer des « contrevérités » susceptibles certainement de créer la dysharmonie, de braquer le pouvoir central contre une communauté, la sienne ? De susciter incompréhension entre les confréries ? D’indexer Tivaouane comme ville rebelle ?
Si ce sont là les raisons, la véhémence du propos tout autant que la légèreté avec laquelle il a modulé les faits en atténue assurément la portée pédagogique. Nous doutons cependant, que la diatribe du marabout à l’encontre de la presse procède simplement d’un souci didactique et formateur. Nous ne pouvons en effet ne pas relever la simultanéité de la sortie de l’homme de Dieu et la réplique « farbienne » qui, elle, confirme néanmoins le compte-rendu des journalistes, même si elle cherche à en minimiser la portée informative et tente d’en donner une autre lecture qui arrangerait certainement ses desseins politiciens. Farba Senghor, le ministre des Transports aériens, Secrétaire national chargé de la mobilisation du Parti démocratique sénégalais (Pds), a été cependant bien compris. « (…) Un tel comportement ne rend pas service au milieu religieux qui doit se déterminer par rapport à de tels agissements (…) », lit-on dans son communiqué parvenu aux rédactions et daté du 18 mars 2008. Tout est dans ce bout de phrase. Par la voix de Abdoul Aziz Sy Junior, on s’est alors « déterminé » dès le lendemain, mercredi 19 mars à Tivaouane. Sur le dos des boucs émissaires les plus indiqués de la République : la presse. « Junior » à la suite de Me Abdoulaye Wade, président de la République, protecteur des Arts et des Lettres, est libre de ravaler la presse de son pays. Il a d’autres canaux d’information certainement qui lui permettent de s’en passer. A-t-il le droit pour autant du haut de sa chaire de désigner à la meute assoiffée des proies sans défense ? Déjà des « forumistes » sur le Net menacent la corporation.
Pourtant, on est en droit d’attendre et d’entendre le marabout sur la question de la pratique religieuse au Sénégal. On fête trois à quatre tabaski chaque année, autant pour la Korité, nous ne nous accordons jamais sur l’apparition du croissant lunaire. On en regrette même le colon qui nous avait imposé heures de prière et jours de célébration de nos fêtes religieuses et nous avions suivi…docilement. On aurait aussi aimé entendre le guide de nos âmes se prononcer sur l’émigration clandestine, sur le renchérissement et la rareté des denrées de grande consommation. Sur la paupérisation des masses laborieuses, sur la bonne gouvernance. Qui avait traité « d’idiot » celui qui n’avait pas voté « socialiste » aux élections législatives de 1988 ? En cette nuit de la célébration de la naissance du Prophète des musulmans, Paix et Salut sur Lui, le prophète… du Sopi a-t-il fait de nouveaux adeptes ? La transhumance religieuse se serait-elle opérée ?
Le marabout et tous les autres qui appellent à casser du journaliste depuis quelque temps pour plaire au prince doivent se convaincre que dans tout système démocratique, dont le nôtre, les dispositions de la loi fondamentale sont faites de sorte que « le pouvoir arrête le pouvoir ». Ce qui théoriquement constitue une garantie des droits et devoirs du citoyen. On sait hélas, que tel n’est toujours pas le cas. La presse, actrice à part entière du processus démocratique au Sénégal est un rempart pour le citoyen. N’en déplaise. Ce rôle social le conduit à révéler au grand public, ce qu’on cherche à lui cacher. Elle s’évertue également à faire reculer l’obscurantisme qui perpétue les systèmes « claniques ».
Elle oblige ainsi ceux qui agissent au nom de l’Etat et d’autres acteurs de la vie politique à se soumettre aux lois et règlements qui régissent leurs activités de tous les jours. Il reste certes que la presse en l’état actuel de son professionnalisme ne s’acquitte pas souvent sans reproches de cette mission. Elle a besoin d’actions de renforcement de capacités, de formation adéquate et continue. Mais cela n’est nullement une raison de casser du journaliste à chaque manifestation publique. Et les vaines diatribes discréditent plus leurs auteurs, qu’elles ne contribuent à l’assainissement des mœurs… « journalistiques ».
Madior FALL (Sud quotidien)

ATTAQUES CONTRE LA PRESSE: Le Synpics n'exclut pas de porter plainte contre Abdoul Aziz Sy "Junior"


Le bureau du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication (Synpics) s’est réuni ce vendredi 21 mars 2007 pour statuer sur l’affaire Serigne Abdou Aziz Sy « Junior ». Le marabout s’en était violemment sur la corporation des journalistes lors de la cérémonie officielle du Gamou de Tivaouane, traitant ces derniers d’avoir menti en rapportant que le président Wade a essuyé des huées relayées par la presse. Le Synpics contre-attaque en décidant de porter plainte contre le porte-parole du Khalife général des Tidiane Sy, selon la Rfm.
« Le Bureau exécutif national du Synpics vient de statuer sur le cas Abdou Aziz Sy Junior. Au cours de nos délibérations, nous avons retenu de sortir un communiqué et nous avons également convenu de nous réserver le droit de porter plainte pour injures publiques et calomnies », annonce Diatou Cissé Badiane, secrétaire générale du Synpics qui donne la nouvelle.
Diatou Cissé Badiane qualifie de "grave" la sortie d’Abdoul Aziz Sy "Junior", porte-parole du Khalife général de Tivaouane qui a durement chargé la presse sénégalaise. "Cela consiste presque à livrer gratuitement, je pèse bien mes mots, gratuitement la presse à la vindicte populaire. Nous pensons que nous devons prendre des mesures urgentes et rigoureuses pour nous protéger en tant que corporation, pour que cessent tous ces procès en sorcellerie contre la presse", ajoute-t-elle.
Pour la secrétaire générale du Synpics, "il est temps qu’on puisse prendre des mesures fermes pour que cette diabolisation tous azimuts de la presse puisse être stoppée net". Car, poursuit-elle, "on ne peut pas nous accuser de déstructurer la Nation sénégalaise, parce que nous faisons aussi partie de la nation sénégalaise. Nous revendiquons notre part de participer à l’œuvre de construction nationale, nous revendiquons aussi notre part de citoyens responsables, aussi responsables que tous ceux qui s’activent dans l’espace public sénégalais".
Diatou Cissé Badiane relève aussi "le contexte présent", marqué par "une intolérance notoire vis-à-vis de la presse, alimentée par une catégorie d’acteurs, particulièrement des hommes politiques et des marabouts".
Parmi les décisions retenues par le Ben du Synpics, "la rediffusion par les confrères de l’élément des huées essuyées par le président de la République". Elle invite les journalistes à se conformer à cette décision prise par le Synpics car « un journaliste n’a que sa crédibilité et là, on a été attaqué quand même dans notre crédibilité, parce qu’on a voulu insinuer que Abdoulaye Wade n’a pas été conspué à Tivaouane".
Le mot d’ordre est clair : "afin que nul n’en ignore, nous demandons à toutes les radios, si possible au courant de cette journée d’aujourd’hui, ce vendredi, de pouvoir rediffuser le reportage incriminé, parce que je pense que nous avons à rétablir notre crédibilité. Un journaliste, lorsqu’on le traite de menteur, on gomme quelque part son honneur et on ne saurait l’accepter », martèle Diatou Cissé Badiane.

HUEES CONTRE WADE A TIVAOUANE: Abdoul Aziz Sy « Junior » se décharge sur la presse


Le porte-parole du Khalife général des Tidianes (l’une des plus grandes confréries du Sénégal) de Tivaouane Abdoul Aziz Sy « Junior » a fait une sortie au vitriol contre les journalistes ce mercredi à quelques heures de la célébration du Maouloud (naissance du Prophète Mahomet).
Dans un discours prononcé devant de nombreux fidèles, la délégation gouvernementale dirigée par Me Ousmane Ngom, ministre de l’Intérieur, des membres du corps diplomatique établi au Sénégal et de représentants des autres confréries du Sénégal, « Junior » a durement chargé la presse en wolof l’accusant de véhiculer des « contrevérités ».
Le porte-parole du khalife a fustigé le compte-rendu fait par la presse sur la dernière visite de Me Abdoulaye Wade à Tivaouane, ce lundi. Le président Wade avait été conspué par des habitants de la ville religieuse qui ont scandé des slogans dénonçant le coût exorbitant des denrées de première consommation comme le riz, l’huile, etc. Abdoul Aziz Sy « Junior » a nié qu’il y a les huées adressées au chef de l’Etat. Il a esrtimé mensonger les informations livrées par la quasi-totalité de la presse (écrite et parlée). « Qu’on nous laisse tranquille et qu’on ne m’appelle plus pour vérifier des informations », a mis en garde Abdoul Aziz Sy « Junior » qualifiant les journalistes de « nullards, coupable de faute de langue ». Et tutti quanti…
C’est dire que le ministre Farba Senghor a été très bien entendu. Dans un communiqué publié mardi où il a indexé des « personnes malintentionnées et politiciennes » d’être derrière ce considère comme de « prétendues les huées », Farba Senghor, a noté qu’« un tel comportement ne rend pas service au milieu religieux qui doit se déterminer par rapport à de tels agissements ».
Vingt quatre (24) heures seulement après la déclaration du ministre des Transports terrestres et aériens, le porte-parole de Serigne Mansour Sy enfourche la trompette. A la différence que Farba Senghor a avancé que c’est « un groupe de jeunes talibés âgés de 10 à 13 ans » qui scandaient, à l’en croire, « Idy ! Idy ! Rewmi ! Rewmi ! » en direction de Wade et de sa délégation, Abdoul Aziz Sy « Junior » nie tout confondant tous les journalistes les mêmes diatribes et les accuse de « semer la discorde dans le pays ».